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Y-a-t-il un intérêt technico-économique à maîtriser le PCV2?

Lors du congrès de l'AASV de 2009, Meindl a présenté les résultats d'un essai au cours duquel elle a exploré la virémie PCV2. Dans cet élevage canadien d'un haut niveau sanitaire, elle a notamment mis en évidence le lien entre la virémie et le GMQ.

Contrôle de la virémie PCV2 et gain en GMQ:

 

Pour 3 états de la virémie des animaux, 3 niveaux de GMQ  

Les GMQ calculés au pic de virémie à 20 semaines montrent une différence significative entre les groupes (p>0.01): les GMQ les plus faibles sont associés à des durées de virémie importantes.

Ces données s’appuient sur un essai terrain d’une grande puissance :

-         2146 animaux pesés à 4 reprises : à 3, 11, et 20 semaines d’âge, puis en sortie d’engraissement.

-         122 animaux sélectionnés par randomisation prélevés à 6 reprises : à 3, 9, 15, 19, et 23 semaines d’âge, puis en fin d’engraissement pour une évaluation de la virémie PCV2 par analyse PCR quantitative.

L’élevage est indemne de SDRP et de Mycoplasma hyopneumoniae.

 

 

La virémie PCV2 dépend du vaccin utilisé :

 

Conjointement au suivi de la virémie PCV2, un essai vaccinal est mené sur ces 2146 animaux avec des vaccins disponibles sur le marché Nord Américain.

Les animaux sont allotés en trois groupes distincts :

·        Groupe témoin non vacciné de 100 animaux

·        Groupe vacciné avec vaccin A de 1026 animaux

·        Groupe vacciné avec vaccin B de 1020 animaux

Le vaccin A constitue une étape dans le contrôle de la virémie: le pourcentage d’animaux avec virémie persistante diminue de 43 à 12% par rapport aux témoins, et 31% des animaux de ce groupe présentent une virémie transitoire (un seul épisode de virémie).

Mesure de la virémie selon le protocole vaccinal  
 

Le vaccin B permet un meilleur contrôle de la virémie : 90% des animaux ne sont pas virémiques et les 10% restant ne présentent qu’une virémie transitoire.

 

 

Contrôle de la virémie PCV2 et valorisation de l’aliment :

 

La consommation moyenne d’aliment par porc au cours de la période croissance- finition est inférieure de 4,83 kg dans le groupe vacciné avec le vaccin B (où la virémie persistante est absente) par rapport au groupe vacciné avec le vaccin A.

M. Reindl mentionne également un meilleur indice de consommation pour le groupe vacciné avec le vaccin B.

 

 

Conclusion :

Globalement les animaux virémiques mangent plus et ont un GMQ plus bas.

La virémie PCV2 a donc un coût. Dans cet essai, le vaccin permettant une meilleure maîtrise de la virémie rapporte 1,10$ CND supplémentaire par animal par rapport au vaccin concurrent.

La capacité à maîtriser la virémie est un critère d’appréciation essentiel dans le choix d’un vaccin contre la circovirose porcine.

 

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