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La maladie de Glässer et Haemophilus parasuis

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L'agent est Haemophilus parasuis (H.p.), bactérie Gram négatif de la famille des Pasteurellaceae, dont au moins 15 sérotypes sont identifiés.
Les plus fréquents sont les sérotypes 2, 4, 5, 12, 13 ; plusieurs sérotypes peuvent co-exister sur un même porc ou dans un même élevage.
Reconnu dès 1943, Haemophilus parasuis est communément isolé des cavités nasales du porc.
Certains pays (comme le Danemark) lui accordent un rôle majeur depuis longtemps. En France, nous avons enregistré une nette recrudescence des isolements de cette bactérie depuis l'émergence de la M.A.P. notamment.


Conséquences de la présence de la maladie de GLÄSSER sur un élevage
1- Sanitaires
Sans incidence dans de nombreux cas, H.p. est aussi capable d'occasionner des formes aiguës où la mortalité peut atteindre et dépasser 20% dans un même lot.

2- Economiques
Le coût des mortalités, saisies à l'abattoir et dégradation des performances a pu être évalué entre 10 et 20 € par porc produit en situation d'élevage touché.

Traitements
Les traitements sont utiles en phase aiguë ; la valeur préventive des antibiotiques est incertaine. De plus, la réalisation d'antibiogrammes, nécessitant l'isolement du germe, n'est pas toujours facile.

Prévention
MESURES D'ÉLEVAGE
La maladie de Glässer est aussi qualifiée de maladie du multisite et d'une façon générale de maladie de stress, de transport notamment.

VACCINALE
La meilleure solution, face à une pathologie difficile à cerner, est la vaccination permettant l'immunisation rapide et durable, efficace contre plusieurs sérotypes potentiels.

POUR EN SAVOIR PLUS :
1- Modes de transmission
La transmission de nez à nez semble prépondérante.
Si la circulation au sein d'un troupeau de truie est lente, elle est plus active lors de mélange d'animaux de statuts différents (mélange de bandes, introduction de reproducteurs...).

> FACTEURS DE RISQUES
- Rang de portée (jeunes truies),
- Augmentation/création de cheptel,
- Densité excessive (post-sevrage),
- Transport,
- Sevrage précoce,
- Restriction alimentaire,
- Restriction hydrique,
- Infections virales : S.D.R.P. , M.A.P., Influenza, Aujeszky,...
Toutes les formes de stress en général

2- Pouvoir pathogène
Il est variable d'une souche à une autre, les souches les plus virulentes sont parmi celles isolées dans les lésions de polysérosite, méningite ou arthrite.
Les isolements à partir des cavités nasales sont sans grande signification clinique.

H.p. s'exprime aussi bien comme facteur d'agression primaire dans des élevages de haut statut sanitaire que comme agent de complication d'autres pathologies porcines (SDRP, Mycoplasmose, Maladie d'Amaigrissement du Porcelet, ...).

3- Symptômes, lésions
Dans nos élevages, les manifestations cliniques les plus fréquentes sont respiratoires sur le porc en croissance. Mais la maladie de Glässer, qui s'accompagne de polysérosites (pleurésie, péricardite, péritonite), de méningites ou de polyarthrites, reste la forme la plus symptomatique avec des dépôts fibrineux en placard ou omelette évocateurs.
Des symptômes digestifs sont parfois associés : diarrhée et amaigrissement.

4- Diagnostic
La culture bactériologique à partir de lésions évocatrices sur des sujets choisis avec soin reste la seule méthode de confirmation.
A ce jour, PCR et sérologies ne sont pas disponibles. De ce fait, l'influence de ce germe en élevage ne peut être que largement sous-estimée.
 
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