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La maladie d'Aujeszky

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La maladie d'Aujeszky est une infection due à un Herpesvirus, largement répandue dans le monde et dont l'importance économique est considérable. La maladie, identifiée dans de nombreuses espèces animales, n'a été reconnue qu'en 1966 chez le porc, qui est le principal réservoir du virus. L'enjeu des années futures est l'éradication de la maladie au niveau européen, objectif atteint dans la majorité des régions françaises de production (dont la Bretagne).

Conséquences de la présence de la maladie d'Aujeszky sur un élevage
1- Sanitaires
Les conséquences sanitaires sont très importantes en élevage non vacciné : morbidité, mortalité, émergence de pathologies intercurrentes. La maladie d'Aujeszky est une maladie légalement réputée contagieuse, donc à déclaration obligatoire.

2- Economiques
L'impact économique en élevage peut être considérable : jusqu'à 180 euros par truie présente et par an chez un éleveur de type naisseur/engraisseur, jusqu'à 2,5 euros par porc produit. Les pertes peuvent être importantes à l'échelle d'un pays (prophylaxie, plan d'éradication). La reconnaissance de nations ou de régions indemnes de la maladie d'Aujeszky a pour conséquence des échanges très contrôlés.

Traitements
Il n'y a pas de traitement spécifique car c'est une infection virale. On ne peut que limiter les surinfections bactériennes (par exemple Streptococcus ou actinobacillose) par l'usage d'antibiotiques. Egalement, on peut utiliser des molécules antipyrétiques pour atténuer l'épisode pseudogrippal.

Prévention
Plus que toute autre maladie, il faut observer les règles de base de la conduite hygiénique de l'élevage : isolement sanitaire de l'élevage, protection contre les sources de contamination, qualité de l'ambiance dans les bâtiments.
La vaccination à l'aide de vaccins délétés adjuvés (inactivés pour les reproducteurs, vivants atténués pour les porcs en croissance) permet une protection efficace contre les signes cliniques, une réduction de l'excrétion virale à l'échelle individuelle et une diminution du risque de contamination entre les élevages.

POUR EN SAVOIR PLUS :
1- Modes de transmission
L'infection primaire se fait par contamination oronasale (contact avec un porc infecté ou voie aérienne) ou par la semence. On connaît, à l'échelle locale ou régionale, l'importance de la transmission aérienne (possible sur plusieurs dizaines de kilomètres), qui est fonction de plusieurs paramètres : direction et vitesse du vent, température, humidité relative et ensoleillement.
Par ailleurs, le virus peut subsister en état de latence, dans l'organisme, qui peut être réactivé à l'occasion d'un stress ou d'une immunodépression.

2- Pouvoir pathogène
Les souches virales de terrain sont variables selon les pays et les régions.
Le virus de la maladie d'Aujeszky possède une enveloppe contenant au moins 7 glycoprotéines, dont la glycoprotéine gE utilisée comme «marqueur» sérologique.
L'utilisation de vaccins délétés (gE-) avec un outil spécifique de diagnostic sérologique permet de différencier porcs infectés et porcs vaccinés.
Le virus de la maladie d'Aujeszky est moyennement résistant dans le milieu extérieur et reste sensible à de nombreux désinfectants.

3- Symptômes
La symptomatologie de la maladie d'Aujezsky est liée à l'âge et au stade physiologique. On peut distinguer ainsi 3 tropismes importants de l'herpesvirus : appareil respiratoire, système nerveux et foetus. Chez le jeune porcelet, on note la prédominance des troubles nerveux (pédalage, convulsion,...) avec une évolution rapide vers la mort.
Chez le porc en croissance, l'infection virale se traduit essentiellement par des troubles respiratoires (voire digestifs) et une chute de croissance marquée.
Chez les truies, on observe de l'inappétence, des retours en chaleurs, des avortements et des petites portées.

4- Diagnostic
Outre la clinique et l'épidémologie souvent évocatrices, le diagnostic général de la maladie d'Aujeszky fait appel à des méthodes virologiques, histologiques et sérologiques (tests de séroneutralisation et Elisa). La révélation de l'infection sur le terrain peut se faire sur d'autres espèces (chiens, chats, bovins, caprins, ...) qui constituent des "culs-de-sacs" épidémiologiques.
 
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