Respig Témoin du CRIM - Respig
 

M.A.P.
La Maladie d'Amaigrissement du Porcelet

Respig
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La M.A.P. est apparue au milieu des années 90, en 1995 pour la France. Aujourd'hui, elle est décrite dans quasiment tous les bassins de production porcine de la planète. De nombreux travaux de recherche ont été accomplis pour comprendre cette pathologie.
Isolé à partir des organes de porcs atteints, un circovirus (le PCV 2) est aujourd'hui considéré comme nécessaire pour induire la maladie.
Nécessaire, mais pas toujours suffisant :
- en effet, le virus a pu être mis en évidence dans des prélèvements conservés depuis 1970, alors que la maladie n'existait pas et aujourd'hui, il est retrouvé dans une grande majorité d'élevages, même sans aucun souci de M.A.P.,
- la reproduction expérimentale de la maladie est difficile et ne donne pas toujours le tableau clinique observé en élevage.


Conséquences de la présence de la M.A.P. sur un élevage
1- Sanitaires
Des pertes considérables : des taux de mortalité supérieurs à 20% ont fréquemment été enregistrés. Des relances de pathologies sous-jacentes par suite de la fragilisation immunitaire des animaux.

EVOLUTION DES TAUX DE PERTES EN FRANCE. MOYENNES NATIONALES ELEVAGES NAISSEURS-ENGRAISSEURS (SOURCE ITP).
  1994 1999 2002
% de pertes et saisies en post-sevrage
% de pertes et saisies en engraissement
Total
2.1
3.2
5.3
2.8
4.4
7.2
2.6
5.1
7.7

Traitements
Des traitements antibiotiques qui permettent au mieux de limiter les complications bactériennes.

La prévention sanitaire
L'efficacité démontrée d'une conduite d'élevage rigoureuse et du respect des normes zootechniques.
Les 20 mesures de l'A.F.S.S.A. Ploufragan (François Madec et Coll - 1998)

Vaccination
Actuellement un vaccin est disponible en France, il est destiné aux truies et cochettes dont les porcelets sont immunisés par l’ingestion du colostrum.

POUR EN SAVOIR PLUS :
1- Modes de transmission
Excrétion fécale, présence de virus dans la semence et transmission verticale sont possibles. Pour autant dans un lot de porcs, la maladie n'apparait pas très contagieuse ; des sujets indemnes peuvent cohabiter durablement avec des malades.

2- Pouvoir pathogène
Le circovirus de type 2 (PCV 2) atteint le système immunitaire et provoque une déplétion lymphoïde. Ce pouvoir pathogène propre s'exprime plus intensément quand certains agents infectieux co-existent avec le circovirus.
On parle de co-facteurs. Parmi eux, le virus du S.D.R.P.

3- Symptômes
Des signes évocateurs :
- Fonte musculaire rapide survenant entre 8 et 12 semaines d'âge.
- Hypertrophie ganglionnaire.
- Mortalité inéluctable.
Et des lésions d'infections secondaires variables en fréquence et en intensité selon les élevages : pneumonie, polysérosite, arthrite, typhlocolite, ulcère...

4- Diagnostic
Pour poser un diagnostic de M.A.P., il faut pouvoir réunir plusieurs éléments :
- L'observation de signes cliniques de présomption.
- L'existence de lésions microscopiques compatibles.
- La mise en évidence du virus au sein de ces lésions.
Le recours au laboratoire d'analyses est donc nécessaire.

 
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